Réunion du 20 mars 2008
Vos participants CFTC : Thérèse PELTRET
Monique STENGER
Christian CHEURLIN
OBJET DE LA REUNION : « Commentaire sur l’analyse des écarts salariaux entre les Femmes et les Hommes réalisée en 2007 suite au diagnostic approfondi de 2006. »
En 2007, la DG a accompli à l’aide d’un cabinet de consultants extérieurs, un diagnostic des écarts de rémunération entre les Femmes et les Hommes à l’AFPA.
La méthode utilisée :
Le dénombrement a été réalisé par chaque région, l’élément de comparaison était l’AIB, l’AIB d’une salariée par rapport à l’AIB moyen des hommes sur la même catégorie d’emploi.
Dans le cadre de l’étude, seuls les écarts supérieurs à 4% ont été retenus : on admet donc d’office à l’AFPA qu’une femme soit payée 4% de moins qu’un homme ! De plus la différence de rémunération moyenne était de 15% en 2005 et 2006. En 2007 elle était encore de 14% au détriment des femmes bien sûr !
Malgré tout 754 écarts, concernant 32 catégories d’emplois ont été constatés soit plus de 7% de l’effectif total des CDI fin 2006.
L’étude de chacun des écarts a permis d’en expliquer 294, au motif des critères d’âge et d’ancienneté dans l’emploi; restait alors 460 écarts à expliquer. 276 l’ont été au motif d’absences de longue durée ou d’absence de performances avérées: quelle chance pour ces salariées d’avoir l’AFPA pour employeur qui accepte de leur verser chaque mois un salaire alors qu’elles sont incompétentes ! Mais n’est-ce pas plutôt la preuve d’erreurs de recrutements et/ou d’absence d’accompagnement suffisant dans l’emploi ?
Au final restait 184 écarts totalement inexpliqués.
Le résultat :
Ces 184 salariées vont bénéficier de mesures de rattrapage à compter d’avril 2008, ces rattrapages ne seront que partiels : quelques pourcents et pourront selon les cas s’échelonner sur 3 ans ! Les salariées concernées recevront donc avec leur fiche de paie d’avril, un courrier de la DRH, indiquant qu’elles bénéficient d’un rattrapage de leur rémunération au titre de l’égalité Homme-Femme.
Pour la CFTC :
Cette démarche est curative et, est loin d’être totalement satisfaisante, même si elle a au moins le mérite d’exister. La DG admet les écarts et timidement s’efforce par obligation de les réduire. Par contre il ne faut pas pour autant en oublier le préventif : quelles garanties avons-nous à présent que la discrimination salariale à l’embauche ne soit plus ? AUCUNE et ce n’est pas la direction qui nous dira le contraire.
De plus nous sommes consternés d’observer qu’en 2008, malgré un accord d’entreprise « Egalité Homme-Femme » négocié par les OS pour la période de 2003-2006, les femmes soient encore, rémunérées 14% de moins que les hommes, et qu’il ait fallu une obligation législative de 2006 pour que des mesures de rattrapage soient enfin envisagées !