Le Sénat, lors du projet de loi relatif à la réforme de l’organisation du Service Public de l’Emploi à la date du 10 janvier a adopté, en première lecture, après déclaration d’urgence, le projet de loi réunissant les deux entités que sont l’ANPE et L’UNEDIC.
Dans ces nombreux articles, on fait référence à L’AFPA, l’article 8 bis :
« Dans un délai de douze mois après promulgation de la présente loi, le Gouvernement présente au Parlement un rapport sur les modalités du transfert éventuel à l’institution mentionnée à l’article L.311-7 du code du travail des personnels de l’Association pour la formation professionnelle des adultes chargés de l’orientation professionnelle des demandeurs d’emploi ».
Cet article peut être validé, rejeté ou modifié par la Chambre des Députés, le 22 Janvier prochain.
Pourquoi être très inquiet ?
Cet organisme, encore sans véritable nom, possède déjà 2 éléments majeurs :
- le prospect du marché de l’emploi avec la mise en relation entre l’offre et la demande (ANPE)
- Assurer le versement de l‘allocation chômage (ASSEDIC)
Il manque donc un troisième élément :
- accueillir, orienter et accompagner les personnes à la recherche d’une formation et prescrire toutes actions utiles pour développer leurs compétences professionnelles et améliorer leur employabilité.
Où trouver la véritable compétence reconnue par les services publics ?
À L’AFPA.
C’est pourquoi La CFTC pense que ce report d’un an est une mascarade et que le transfert de l’orientation est pratiquement acté.
Le service orientation est primordial à l’intérieur de notre association car il permet non seulement d’assurer le « remplissage ».
Oui, la CFTC/AFPA sera intransigeante sur ce dossier et si, comme nous le pensons, les choses sont déjà programmées, il est IMPERATIF qu’un volant de psychologues soit au service des bénéficiaires et des formateurs pour les accompagner les uns dans leur projet professionnel, les autres dans leurs actes deformation au quotidien ; l’on ne peut pas parler de sécurisation des parcours professionnels sans accompagnement psychopédagogique.
L’impact est important également par son ampleur. C’est environ 800 psychologues mais aussi les ATO, les CDRO et Directeurs soit presque 9 à 10% de nos effectifs.
L’histoire n’est qu’un éternel recommencement. Il y a quelques années, on parlait déjà du rattachement des psychologues dans les Agences Locales de l’Emploi !!!
Lors des discussions dans cette session ordinaire, le Gouvernement a refusé une prorogation des conventions tripartites ; le résultat :
- L’achat de prestations de formation relève de la mise en concurrence et se fera dès le 1 janvier 2009.
L’AFPA n’est pas encore en ordre de marche sur les appels d’offre du Conseil Régional qui privilégie souvent les niveaux 5 et les actions locales et régionales quand ce n’est pas l’insertion sans titre au bout de la formation. Les prix de la concurrence sont nettement plus bas que les nôtres. A court terme des sections pourtant reconnues par le patronat sont rayées de la carte. Et les formateurs que deviendrons-t-ils ?
La Direction Générale a tout prévu, la GPEC, dont la mise en place a été prise unilatéralement ; c’est à dire mobilité géographique, professionnelle quelque fois inacceptable donc licenciement.
A tous ces points s’ajoutent les hébergements qui pourraient, très prochainement, être transférés à un organisme comme ADEMA. Les AVC suivront-ils les locaux ?
Une solution rejetée par la Direction semble cependant se dessiner : transférer la totalité de l’immobilier, du mobilier et du personnel aux régions.
Le tour est joué :
- Les Psychologues dans le regroupement ANPE UNEDIC,
- la restauration au privé
- l’hébergement à une société d’économie mixte
- L’ingénierie, une entité de service
-
Il ne restera qu’une petite entreprise régionale de formation comme les autres.
REAGISSONS !
DEFENDONS l’AFPA PAR TOUS LES MOYENS
C’est 60 ans d’histoire et de services aux salariés d’entreprise, aux demandeurs d’emploi et précaires qui disparaît !