Réunion du 28 fèvrier
Vos participants CFTC : Thérèse PELTRET
Monique STENGER
Marc Mazeau
OBJET DE LA REUNION : « La direction fait le choix de prendre l‘ensemble des décisions relatives à l’évolution du métier de formateur en 2008, afin qu’elles puissent être pleinement mises en œuvre sur l’exercice 2009. Ce afin d’être en phase avec un certain nombre d’échéances internes et externes ». Pour atteindre cet objectif la DG a établi un calendrier et défini les modalités de présentation des évolutions liées au métier de formateur qu’elle se doit de présenter devant le CCE et la CPNI et les OS. La réunion du jour avait donc pour objet la présentation de ce calendrier.
Tout bouge, mais rien ne change, allez y comprendre quelque chose !
CONTEXTE : Face à la réforme de La Formation Professionnelle, il est clair que l’AFPA doit faire évoluer son offre de formation (dixit DG). Nous savons tous désormais qu’il ne s’agit plus uniquement de satisfaire les besoins de formation des demandeurs d’emploi, les commandes d’Etat sont beaucoup moins stables (dixit DG) ; les financements s’y rapportant sont transférés aux Régions, nous nous trouverons de fait dès 2009 en concurrence avec les autres organismes de formation professionnelle. Où trouver d’autres sources de financements ? Dans le marché privé bien sûr. Là encore nous nous retrouverons face à la concurrence : souplesse, réactivité, adaptabilité et spécificité sont les critères auxquels il faudra satisfaire et qui impacteront directement l’exercice du métier de formateur à l’AFPA.
CE QUE NOUS RETENONS DES ECHANGES :
- Alors que jusqu’à présent le formateur qualifiant embauché à l’AFPA, l’était pour y dispenser un Titre Professionnel adossé à une ingénierie de formation spécifique : REAC, CCMO, RF et RC, demain il s’agira de répondre ponctuellement aux besoins des financeurs : formation « à la carte » ou « buffet de formation », un peu des deux certainement. Pour la DG, il s’impose donc de faire évoluer le métier de formateur : les formateurs 1,2 et 3 (positionnement lié au niveau du produit enseigné) muteront en formateur A (Animateur : ?1 an après la date d’embauche), B (Qualifié, ?après 3 ans d’ancienneté), C (Expert, au bout de combien de temps ???). et évolueront au sein de collectifs de travail. L’argument avancé est de reconnaître aux formateurs en plus de leurs compétences métiers, leurs compétences pédagogiques…
- Aujourd’hui nous sommes formateur d’un groupe de stagiaires, demain nous serons un formateur intervenant sur plusieurs groupes : des ouvriers spécialisés de l’industrie de la formation professionnelle !
- Aujourd’hui nous exerçons notre métier au sein de notre établissement de rattachement, demain nous interviendrons là où seront les besoins : dans un centre AFPA de notre région (ou d’une autre région, cf. GPEC), dans une entreprise : la tendance est à la hausse des situations de travail réelles (dixit DG), en opposition aux situations de travail reconstituées que nous avons l’habitude de mettre en œuvre dans nos ateliers : fini les formateurs sédentaires à l’AFPA !
- Aujourd’hui nous dispensons un Titre Professionnel qui est révisé tous les 3 ou 5 ans selon les cas, demain nous serons fréquemment obligés d’établir des programmes de formations spécifiques, et toutes les étapes qui s’en suivent (scénario pédagogique, ressources pédagogiques, supports de cours à remettre aux stagiaires……) ; Mais c’est le travail de la DI, dirons certains, bien sûr, mais au fait demain qui paiera la DI ? notre région en aura-t-elle les moyens et voire même l’envie ? A votre avis combien de temps a-t-on l’intention de nous accorder pour la réalisation de ces documents ? Les dispositions conventionnelles sont précises : 1 heure par semaine, autant dire qu’hier il y avait la perruque, demain il y aura du travail à la maison pour les formateurs !
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D’autre part le besoin social existe et il faut un opérateur de formation qui le traite (dixit DG) : préparons nous à accueillir de plus en plus de publics difficiles !
Il est clair que la DG a décidé de ce que sera demain le métier de formateur à l’AFPA (elle y travaille depuis 2005…), elle n’entend pas négocier ces mutations avec les organisations syndicales : nous avons fait le choix d’agir sans avoir à remettre en cause les dispositions conventionnelles existantes (dixit DG) : ils ont décidé et ont pour seule intention de nous expliquer ce qu’ils vont faire en argumentant sur le pourquoi.
Une autre solution aurait été dans un premier temps d’expliquer pourquoi il était nécessaire d’évoluer, ensuite de solliciter les différents acteurs dont les OS et d’être à l’écoute de l’ensemble des propositions pour finalement aboutir à des décisions collégiales, mais cette méthode est celle du Dialogue Sociale qui n’est malheureusement pas d’actualité à l’AFPA !